Les rescapés de l'ayahuesca
Je reçois très régulièrement des messages de détresse de personnes qui ont pris de l'ayahuesca, soit en France, soit en allant en Amazonie, voir des chamanes, plus ou moins réputés et connus.
Je préviens souvent contre ces expériences : des fois elles se passent bien, mais d'autres fois c'est la catastrophe, et c'est pas parce que vous allez au Pérou avec une personne connue que ça change quoi que ce soit.
Prendre des plantes, c'est prendre un hallucinogère puissant, ce qui revient à mettre une bombe dans votre psyché. Il se passe ce qu'il se passe : parfois ça va, parfois c'est un cauchemar, parfois vous en ressortez "détruit". Dans tous les cas vous ne contrôlez rien et les personnes à côté de vous non plus. Il faut attendre que l'effet du produit cesse.
Il ne s'agit pas juste d'être confronté à des visions, ou des choses qu'on a pas envie de voir. Certaines personnes ont la sensation d'anéantissement de leur être et que le fil de leur conscience ne tient qu'à une image ou un son. Certaines ne s'en remettent pas.
Les gens qui me contactent à la suite de cela vont très mal ; et les aider n'est pas une mince affaire.
Si je travaille de façon si carrée, organisée, et surtout sans produit, c'est parce qu'on ne peut pas faire n'importe quoi, et parce qu'il ne faut pas tout confondre.
Pour moi le chamanisme n'est pas prendre des produits ou tester les pratiques d'autres cultures : cela n'a rien à voir.
De plus je constate qu'une confiance exagérée est placée dans ces cultures lointaines et dans ces chamanes, qui souvent n'ont pas la moralité qu'on attend d'eux.
Ce message a pour seul but d'éviter des mésaventures à quelques lecteurs.
Bien entendu, en stage, nous ne voyageons qu'au son du tambour, et toute consommation de drogue , et autres produits (alcool) est proscrite.

